Voilà les premiers mots utilisés par cet ancien de Supelec désireux de partager son expérience de MBA aux Etats-Unis avec d’autres. Diplômé en 2004, il a travaillé durant 2 ans chez INEUMconsulting (anciennement Deloitte Consulting) avant d’intégrer Kellogg (Northwestern) en septembre prochain.
Chaque année, de nombreux MBA (Master of Business Administration) fleurissent alors que le nombre de candidature a baissé de 25 % depuis le boom de l’année 2000-2001. Avec plus de 7000 programmes proposés dans le monde, "le marché des MBA est saturé", explique The Independent de Londres. Malgré tout, un MBA peut être un véritable accélérateur de carrière et il est intéressant de tenter le coup, comme nous le confirme ce témoignage.
Certes, postuler n’est pas donné (en temps et en argent : compter 250 $ par école + le GMAT + le TOEFL + ...) mais si j'ai un conseil à donner pour le MBA c'est de ne pas hésiter. Pour ma part j'ai été accepté par miracle du premier coup dans un top 5 mais la plupart des gens que je connais ont postulé 2 fois. Il faut savoir que lorsque l’on se fait "jeter", on peut avoir un débriefing détaillé avec les personnes du comité d'admission, et quand je dis détaillé ça veut dire vraiment très détaillé et forcément l'année suivante quand on repostule c'est beaucoup plus facile.
Une fois qu'on a décidé de postuler, il faut être très efficace. Les dossiers, notamment les essays sont mis en ligne vers mi août, donc sans préparation au préalable, cela ne laisse pas beaucoup de temps pour rédiger le tout. Dans mon cas j'ai passé le GMAT et le TOEFL en mars 2005 pour être débarrassé (et accessoirement pour avoir du temps pour les repasser si nécessaire).
Il faut viser le 1er round quoi qu'on en dise.
La rédaction d’essay est un exercice très dur pour nous français car nous n’en avons jamais fait auparavant alors que les américains rédigent ce type d'essays depuis qu'ils ont l’âge de 15 ans Je pense qu'il faut rédiger les essays le plus tôt possible. Moi j'ai commencé a regarder les questions en juin (celles de l'année passée mais cela aide car ce sont quasiment les mêmes) et j'ai seulement commencé la rédaction en septembre ce qui m'a fait rater le premier jalon (début octobre) ce qui est un peu dommage. Donc rédigez les essays même en se basant sur les questions de l'année passée le plus tôt possible. Faut viser le 1er round quoi qu'on en dise.
Il ne faut pas hésiter à mettre le paquet.
En terme de rédaction pure, j'en ai pas mal discuté autour de moi. Ce qui est sur c'est qu'il faut si possible avoir quelqu'un qui a vécu ou étudié aux Etats-Unis pour vous aider. On ne connaît pas la mentalité américaine sur ces choses : il faut toujours être dans l'émotion et ne pas hésiter à en rajouter des tonnes. Les tournures de phrase doivent être très dynamiques. Par exemple, au lieu de dire : "Chez Deloitte j'ai fait une première mission chez untel ou j'ai appris a faire ceci et a gérer ça..." (ce qui est plat et simplement descriptif) il vaut mieux dire : « Le moment qui m'a le plus marqué lors de ma vie professionnelle c'est la mission d'orga chez untel. C’était super génial et je suis le plus fort car j'ai sauvé la vie de tout le monde ... (bon, c’est exagéré, mais pas de beaucoup). Il faut en rajouter des tonnes, ne pas être modeste et surtout ne pas hésiter à romancer un peu (on sait bien que t'as pas sauvé de la faillite la holding de 50 milliards d'euros mais si tu le vends bien, on te félicitera) La romance se fait surtout sur les activités extrascolaires (implication dans la communauté...) : il ne faut pas hésiter à mettre le paquet.
Attention aussi à ne pas se faire avoir à cause de l’administratif : encore quelque chose à voir au plus tôt. Exemple : les notes d'école. Ca peut paraître bête mais il faut penser à contacter ton école pour qu'elle te les envoie (si possible traduit en anglais) et après il faut les mettre au format du dossier. Attention aussi au mode d’envoi du dossier, chez Kellogg, ils te demandent de les envoyer par la poste (les autres c'étaient par Internet) donc il faut prévoir le délai de la poste... Autre exemple : la description des stages. Pas vraiment des essays mais une description rapide de tous tes stages, tes expériences, tes activités extrascolaires. Ils te donnent quelques lignes pour les décrire donc il faut préparer à l’avance ce que tu vas écrire (je dis ça car je me suis focalisé sur les essays et j’y ai pensé à 5 H du mat la veille de la deadline - merci le décalage horaire).
Il ne faut pas hésiter à se montrer ça peut toujours servir.
Aussi, je ne sais pas si cela a joué en ma faveur mais j'ai été visiter les différents campus. J'ai été en janvier après avoir envoyé mes dossiers. Cela te permet d'avoir un feeling sur les différentes écoles (environnement, campus, distance par rapport à la ville, ambiance, cours…) et on peut assister à quelques cours en auditeur libre. Il ne faut pas hésiter à se montrer ça peut toujours servir.
Le MBA comme accélérateur de carrière.
Concrètement, avant de vous donner à fond pour intégrer un MBA, vous pouvez vous demander quel en sera l’intérêt pour vous. Je peux vous aider à répondre à cette question en vous expliquant l’utilité du MBA.
La première, c’est l’expérience internationale : les entreprises sont folles des expériences internationales. Passer ne fut-ce qu'un semestre à l'étranger est extrêmement valorisant sur le CV, et ceci est aussi valable pour les gens qui ne font pas des études "économiques". Par exemple, après un entretien (qui dure deux jours) chez McKinsey & Company, les recruteurs ont dit à un de mes amis que si sa tête était bien pleine (heureusement qu'ils le reconnaissent avec un diplôme d'ingénieur en informatique et une spécialisation en Data Mining, ça aurait été gonflé de dire le contraire) MAIS qu'il manquait d’expérience, à l'étranger ou sur la mise en oeuvre de projets.
De plus, obtenir une complémentarité des diplômes permet d’accéder à des postes auxquels on n’aurait pas pu espérer postuler. En effet, un diplôme en informatique (ou n'importe quel autre diplôme scientifique) permet de parvenir à des postes techniques, voire un poste de direction technique, mais un MBA vous y poussera plus rapidement et avec un plus gros salaire.
Pour résumer, si tu es bien à ta place et que tu ne souhaites pas prendre plus de responsabilité, le MBA n’est pas nécessaire, voire inutile, si par contre tu veux accéder à des postes de manager, c'est le MBA qu'il te faut.
VANCOUVER, le 29 oct. /CNW/ - Aujourd'hui, à Sudbury, les 20 premiers finissants du programme de maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) de l'Université Laurentienne offert en ligne aux CGA ont reçu leur diplôme à la collation des grades de l'Université. Grâce au M.B.A. de l'Université Laurentienne et au titre de CGA, les diplômés sont fin prêts à exercer un leadership stratégique dans le monde des affaires en constante évolution.
Le programme de M.B.A. en ligne est basé sur l'excellent programme de M.B.A. que l'Université Laurentienne offre sur son campus, et il est conçu spécialement à l'intention des CGA et des étudiants CGA des niveaux supérieurs. L'enseignement de la gestion selon une perspective intégrée prépare les candidats à assumer leur rôle de décideur.
"Pour réussir sur les marchés complexes d'aujourd'hui, les entreprises ont besoin de leaders qui possèdent une vaste gamme de connaissances spécialisées en affaires, affirme la vice-présidente, Formation et Administration générale de CGA-Canada, Lynda Carson, FCGA. Le programme de M.B.A. de l'Université Laurentienne tient compte du haut niveau de compétence dans les domaines de la gestion et de la finance qu'ont acquis nos membres et étudiants dans le cadre du programme d'études professionnelles des CGA et approfondit les notions étudiées dans notre programme. Le titre de CGA et le M.B.A. de l'Université Laurentienne forment une combinaison gagnante."
Les matières abordées dans le programme de M.B.A. - gestion des opérations, marketing, comportement organisationnel, recherche et stratégie - sont nécessaires au processus décisionnel de la haute direction. Les cours sont offerts en ligne et les étudiants collaborent en ligne à des travaux de groupe. La prestation en ligne permet aux étudiants des quatre coins du pays de participer au programme et de concilier leurs responsabilités à l'égard des études, du travail et de la famille. Les 20 diplômés vivent dans diverses collectivités en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Manitoba.
"Le M.B.A. en ligne de l'Université Laurentienne comporte beaucoup d'autres avantages, explique la doyenne intérimaire de la Faculté de gestion, Huguette Blanco. Les nombreux travaux et discussions de groupe qui sont intégrés aux cours permettent aux étudiants d'établir des liens solides avec leurs enseignants et leurs pairs. Les étudiants peuvent partager leur expérience professionnelle et la mettre à profit dans le cadre des travaux. En outre, ils tissent un réseau national et international de pairs dans le domaine de la gestion. Le M.B.A. de l'Université Laurentienne et le titre de CGA forment une combinaison tout à fait unique."
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le M.B.A. en ligne de l'Université Laurentienne à l'intention des CGA, visitez le site Web www.cga.laurentian.ca.
CGA-Canada en bref
CGA-Canada est l'organisme comptable professionnel canadien qui connaît la plus forte croissance. Grâce à leur souci d'intégrité et d'éthique professionnelle, ainsi qu'à leur programme de formation aux critères extrêmement rigoureux, les CGA sont les chefs de file, au Canada, dans les domaines de la comptabilité et des affaires. Ils éclairent tous les secteurs de l'économie canadienne par leurs conseils stratégiques, leur rôle prépondérant dans les milieux financiers et leur capacité de direction.
CGA-Canada représente 62 000 CGA et étudiants au Canada, aux Bermudes, aux Caraibes, à Hongkong et en Chine. L'Association établit des normes professionnelles, administre son propre programme d'études, publie des documents d'intérêt professionnel, prend position sur des questions de politique publique et représente les CGA tant au Canada qu'à l'étranger.
L’Université suisse Educatis propose des bourses aux candidats français et francophones pour son MBA en ligne. Ce diplôme peut être suivi pendant un an à temps plein ou à temps partiel (entre 18 et 24 mois). 105 bourses sont prévues : 30 pour les candidats français, 10 pour les belges et les canadiens, 5 pour les suisses, 20 pour les maghrébins et enfin 40 pour les candidats en provenance des pays à bas revenus. Ces bourses permettent de réduire les frais des séminaires et des examens en ligne de 80 % et les autres frais de 20 %.
Vous avez sans doute déjà une idée sur la question, parfois même très précise : réorientation, envie d’une carrière plus internationale ou d’un meilleur salaire, besoin de passer à un échelon supérieur de management ou envie de créer votre propre entreprise… Les raisons ne manquent pas d’entreprendre un MBA. A chaque personne ses propres objectifs, mais pour tous, une motivation à toute épreuve.
Tout convaincu que vous êtes de vos intentions, vous allez être confronté, tout au long de votre programme, à un environnement tellement riche, que vous serez peut-être conduit à reconsidérer vos positions.
Dans cet univers plutôt masculin (seulement 20 à 30 % de femmes selon les écoles) et parfois " impitoyable ", vous verrez qu’il est possible de se faire une place au soleil, à condition de faire des choix cohérents, de garder une ligne directrice face aux nombreuses opportunités qui s’offrent à vous. De phases de découragement en périodes de haute motivation, les étudiants que nous avons rencontrés racontent leurs doutes et leurs espoirs, leurs bonnes surprises et leurs déconvenues.
Une question de méthode Ce que vous allez apprendre en MBA, ce sont des méthodes, des quasi-réflexes, mais aussi des comportements. Cette formation internationale se veut pratique et proche de la réalité des entreprises. La pédagogie est donc adaptée pour faciliter un apprentissage empirique et très concret.
Préparez-vous à beaucoup apprendre Tous les étudiants sont unanimes : entreprendre un MBA représente une énorme charge de travail, une mise entre parenthèses de sa vie privée pendant une ou plusieurs années, selon le type de programme choisi (voir " Les différents types de MBA "). Cependant, cette charge de travail est à nuancer car elle n’est pas la même pour tout le monde. De manière générale, les programmes sur un an sont plus intensifs que les programmes sur deux ans qui sont surtout très prenants les six premiers mois, voire la première année. " Les quatre premiers mois, c’est dur ", raconte Christian Blanc, 32 ans, en fin de scolarité à l’INSEAD. " La charge de travail est supérieure à ce que j’ai pu connaître avant. Il faut travailler soirs et week-ends. Mais en s’organisant, on peut conserver une vie de famille. Pour l’occasion j’ai déménagé à Fontainebleau et les groupes avec lesquels je travaille souvent savent que je ne veux pas de réunions après 8 heures le soir, sauf exception. " La deuxième année, souvent consacrée aux options, demande moins d’investissement personnel et de présence en cours. Les programmes de MBA commencent toujours par les cours de remise à niveau sur les matières de base : comptabilité, statistique, finance…
En fonction de votre expérience et de votre formation antérieures, vous investirez plus ou moins de temps dans chaque matière. Cela permet d’équilibrer la charge de travail. N’en profitez pas pour autant pour vous dispenser de certains cours (sauf si vous en êtes exempté), car vous risqueriez de passer à côté de quelque chose. " Ce n’est pas parce que j’ai travaillé cinq ans pour une banque ", explique Emmanuel Dubois, 29 ans, en 1ère année à UCLA-Anderson " que je vais sécher les cours de finance. En MBA, on apprend autant des profs que des élèves. Chacun, avec son expérience personnelle, va poser des questions naïves ou très pointues qui, toutes, apportent quelque chose de nouveau au problème. C’est très riche et il y a un véritable échange. Je me sens parfois un devoir d’aider un de mes camarades ou de participer en cours car je sais que le lendemain, c’est lui qui va m’aider et me faire bénéficier de son expérience ou de ses connaissances. " La compétition entre les étudiants, si elle est réelle dans certaines écoles, n’est pas toujours la règle, comme le décrit Emmanuel Dubois. Certaines écoles publient les résultats de chacun pour une émulation collective, d’autres proposent des " carottes ", par exemple sous forme de frais de scolarité gratuits pour les meilleurs. A vous de choisir l’environnement qui vous convient le mieux.
Anglais et maths à l’honneur en MBA
L’anglais étant la langues des affaires, on comprend donc aisément quelle place lui est réservée en MBA !
On dit souvent que l’anglais est la langue des affaires. Cela ne fait aucun doute si l’on en juge par le fait que la grande majorité des MBA proposés dans le monde entier se déroulent en anglais (vous trouverez également des programmes bilingues en Europe). br> Une bonne maîtrise de cette langue est donc essentielle pour tirer tous les bénéfices de votre formation.
Certaines écoles proposent des cours intensifs de langue avant même le début des cours. Cela peut être une bonne solution si vous ne vous sentez pas très à l’aise car une fois les cours commencés, vous devrez être capable de suivre des cours en anglais, de lire en anglais, de rédiger vos devoirs en anglais et de parler en anglais avec vos collègues de classe et professeurs ! Le facteur temps étant très important en MBA, il ne faut pas que vos lacunes en langue soient susceptibles de vous handicaper. Certes, on tiendra compte du fait que ce n’est pas votre langue maternelle pour la rédaction de vos devoirs, mais jusqu’à un certain point seulement. Les classes de MBA sont censées représenter le monde des affaires : l’efficacité est donc la règle !
Autre langue internationale des affaires : les mathématiques. Ils sont au cœur des programmes de MBA à travers les statistiques la finance et la comptabilité. Autant dire que vous devez être à l’aise avec les chiffres avant d’entreprendre votre formation. Comme pour l’anglais, certaines écoles proposent des cours de mise à niveau avant le début de la formation, particulièrement destinés aux non-scientifiques. C’est, par exemple, le cas à l’INSEAD. Si vous sortez d’une grande école de commerce ou d’une formation scientifique, vous serez probablement à l’aise si l’on en croit Alvaro Larrain, 21 ans, en 3e année d’HEC et pour trois mois en échange au sein de la 2e année du MBA de UCLA : " le niveau des cours est comparable à celui d’HEC pour tout ce qui concerne les matières générales telles que l’économie ou le marketing. Seule la manière d’aborder la finance et les options auxquelles on a accès sont différentes. Sinon, je ne vois pas l’intérêt de faire un MBA après une grande école comme HEC. "
MBA : du pratique et du concret
C’est l’autre force du MBA : vous mettre directement dans le bain côté pratique en vous faisant travailler sur des projets communs.
Ce que vous apprendrez en MBA, ce sont des méthodes et des concepts. Ils pourront être dispensés à travers des cours magistraux (en général assez rares en MBA), des études de cas ou des projets d’entreprises. Chaque école privilégie l’une ou l’autre de ces pédagogies ou combine les trois. Dans tous les cas, vous aurez à utiliser votre sens de la communication (orale et écrite au travers de présentations) et des relations humaines. En effet, dans le but de reproduire des situations réelles de travail, vous serez très souvent amené à travailler en groupes multiculturels sur différents projets. Cela demande beaucoup de temps et n’est pas toujours facile à gérer, surtout dans les écoles où la compétitivité est importante. Autre facteur à prendre en compte : le professeur n’est pas le seul à détenir le savoir en classe. En effet, mieux vaut mettre de côté sa timidité car la participation active est de mise. On peut être amené à tout moment à présenter son étude de cas, à réagir sur celle de son voisin ou encore à faire part de son expérience professionnelle. De plus, il ne faut pas compter arriver en cours les mains dans les poches. Les cours se préparent en amont grâce à des lectures ou des préparations en groupe, notamment lorsqu’il s’agit d’études de cas. Le travail personnel est donc important et indispensable. Il faut s’y préparer et s’organiser en conséquence. Les études de cas ont tendance à se généraliser en MBA, jusqu’à devenir, comme à Harvard par exemple, la méthode utilisée de manière quasi-exclusive. Ces exercices ont pour avantage de poser des problèmes réels d’entreprises et de mettre les étudiants dans la position du décideur. Ils doivent analyser chaque cas et développer un plan d’action dans un temps limité et avec des informations souvent partielles. En général, un groupe présente son analyse à la classe et chacun réagit en fonction de ses résultats et expériences, le professeur ponctuant le tout par ses interventions. Certaines écoles privilégient les projets d’entreprise comme méthode d’enseignement. Dans ce cas, les étudiants doivent résoudre un problème concret, comme s’ils étaient des consultants. Le travail se fait souvent en groupe et en collaboration avec l’entreprise avec laquelle on est amené à échanger et auprès de laquelle on doit recueillir des informationsbr>. Le professeur suit le travail et l’oriente si nécessaire. L’étude se termine par une présentation de préconisations pour l’entreprise et d’actions à mener.
La recherche d’informations et la sélection rapide des données font partie des compétences fondamentales en MBA. En effet, vous croulerez sous les lectures, les E-mail quotidiens vous invitant à de nombreuses réunions… Il vous faudra aller très vite et sélectionner ce qui est pertinent et cohérent pour vous, par rapport à vos ambitions. Cela fait partie de la règle du jeu qui ressemble fort à celle des entreprises : noyé par une masse d’informations, vous devez être capable d’aller au plus vite à l’essentiel et de laisser de côté ce qui n’est pas prioritaire. Mais vous ne devrez pas vous contenter des informations fournies par les professeurs. Vous devrez rester informé de l’activité économique mondiale qui, bien souvent, sera intégrée dans vos cours.
MBA : un enrichissement personnel fort
Les étudiants du MBA, les associations et le réseau…autant d’atout qui font du MBA une expérience enrichissante socialement.
L’intérêt du MBA ne réside pas seulement dans les cours. Les activités " sociales " peuvent avoir également leur importance ainsi que les associations qui, en fonction des écoles, sont plus ou moins nombreuses. Les associations peuvent couvrir différents secteurs d’activités et faire venir sur le campus des managers de renom, regrouper une population spécifique du MBA et gérer ses problèmes particuliers (femmes avec enfants, étudiants en échange…) ou encore avoir un caractère sportif. Les responsabilités que vous pouvez y prendre peuvent se révéler très intéressantes pour votre CV : " lors de mon dernier entretien, j’ai été interrogée davantage sur mes différentes activités au sein des associations dont je suis membre que sur mes résultats scolaires ", raconte Virginie Grange, en 2e année à UCLA. Certes, cela demande du temps mais ça peut être payant en termes de contacts obtenus et de responsabilités prises, qui plaisent toujours aux recruteurs. C’est en effet un bon moyen de se distinguer des autres, de montrer sa grande capacité de travail ainsi que son ouverture d’esprit. L’inscription dans un réseau associatif n’est donc pas à négliger.
De même, certaines universités, notamment américaines, font appel aux étudiants pour la gestion et l’administration du programme (lecture de dossiers de candidature, rencontre de candidats, réunions d’informations, évolution du programme, accueil des nouveaux…). Autant d’opportunités de se faire repérer, de rencontrer d’autres personnes, de mieux connaître votre environnement et d’en tirer le meilleur parti.
Autre valeur ajoutée des MBA : les étudiants eux-mêmes. Avec des expériences professionnelles et culturelles différentes, ils nourrissent les cours, tout autant que les professeurs.
Gérer l’après MBA
Comment profiter de l’investissement réalisé dans votre MBA ? Quelques conseils…
Vu l’investissement demandé, il faudra vous préoccuper très tôt de l’après MBA. Si votre entreprise finance votre formation ou si vous avez pris une année sabbatique, qui vous oblige à retourner dans votre entreprise, ne négligez pas le réseau qui pourra vous aider à changer de position, si vous le souhaitez, le moment venu. Mieux encore, négociez avec votre employeur avant votre départ en formation les conditions de votre retour (augmentation de salaire, changement de poste…). Il est toujours plus difficile de le faire après. Si ce n’est pas le cas, vous devrez, dès le début de votre formation, investir du temps dans les activités proposées par le service carrière de votre école : présentation d’entreprises, rédaction de votre CV, associations… Toutes les écoles n’en disposent pas et toutes ne proposent pas les mêmes choses. Si vous souhaitez changer de société, nous vous recommandons de choisir une école de renom où les entreprises viennent recruter sur place. Vous y gagnerez du temps et de l’argent car vous n’aurez pas à vous déplacer (et nous parlons ici internationalement) pour les premiers entretiens. Pour optimiser votre recherche, il faudra rapidement vous déterminer pour un secteur d’activité et vous focaliser dessus. Une formation en deux ans vous laissera un peu plus de temps pour envisager une réorientation qu’une formation intensive d’un an, bien que les démarches se fassent de plus en plus tôt. " Il faut se décider très vite sur ce que l’on veut faire car les démarches commencent dès octobre où l’on croule déjà sous le travail. On ne peut pas tout faire : suivre les cours et faire le travail demandé, aller à toutes les présentations d’entreprises et envoyer son CV partout. Il faut choisir et se concentrer sur un secteur. C’est surtout vrai si l’on veut changer d’orientation : cela se joue six mois avant l’entrée en formation et au cours des deux ou trois premiers mois ", explique Emmanuel Dubois, en 1ère année de MBA à Anderson-UCLA.